ISLANDE À VÉLO : LA CULTURE ISLANDAISE

 

La littérature islandaise

Le patrimoine littéraire Islandais est d’une richesse extraordinaire, avec ses sagas médiévales, ses nombreux romanciers et ses poèmes eddiques (tirés de l’Edda) et scaldiques. Les sagas islandaises constituent à elles seules un véritable trésor historique pour la culture européenne toute entière.

Leurs auteurs, souvent anonymes, sont les premiers européens au 13ème siècle à avoir rédigé des histoires en prose dans leurs propres langues, alors que le latin était la seule langue de la littérature médiévale.  Ce sont souvent des chroniques historiques, romans d’amour, biographies de rois. Environ quarante sagas sont les témoins de la vie de premières années de la colonisation, ce qui représente une source historique d’une importance capitale.

Dans l’Islande moderne, la littérature et la poésie tiennent toujours une place capitale, et chaque famille peut se vanter d’avoir parmi elle un poète ou un écrivain. Les romans policiers islandais dits « polars nordiques » se vendent également partout dans le monde et certains sont adaptés au cinéma ou en séries télévisées

La poésie scaldique

La poésie scaldique est née au 7ème siècle et devient exclusivement islandaise à partir du 10ème siècle. L’histoire ici n’a pas une grande importance. La structure et la manière dont l’auteur conte le sujet est le critère primordial. Il doit maîtriser la métrique. Il existe différents mètres dans la poésie scaldique : les allitérations, les accents, le nombre de syllabe, l’ordre des mots, etc.

Dans son Edda, Snorri Sturluson dénombre plus de cent manières différentes de composer un mètre. La syntaxe est libre et même l’ordre des mots, mais le vocabulaire utilisé est primordial car le scalde n’a pas le droit de nommer les choses ou personnes par leur nom. Il ne doit utiliser que des synonymes ou des périphrases. Ainsi, par exemple, un « guerrier » peut devenir un « arbre de la bataille »…

La musique

L’Islande, grand pays littéraire et poétique, à une grande tradition de chant et de chorale, avec quasiment dans chaque ville ou village un cœur d’homme et un cœur de femme.  De nombreux concours inter-cœurs existent en Islande, suscitant toujours beaucoup d’intérêt. Mais l’utilisation d’instrument de musique est très récente. Le « rimur », chant traditionnel qui allie spontanéité et rythmique est d’ailleurs considérée comme un ancêtre nordique du rap.

L’Islande est le berceau d’un des meilleurs orchestres symphoniques d’Europe du Nord, né en 1925 et officiellement formé comme tel 25 ans plus tard,  désormais pensionnaire du Harpa, le centre culturel et de congrès à la superbe salle de concert inauguré en 2011.

La région Nord de l’Islande a également son propre orchestre symphonique. L’ère moderne de la musique islandaise commence surtout dans les années 60, avec notamment le groupe Hljómar, sorte de Beatles à l’islandaise. Dans les années 70 et 80 sont créés de nombreux groupes, toujours très populaires aujourd’hui en Islande. Ceux qui se lançaient alors dans l’enregistrement d’un disque avaient tendance à être sacrément bons, et gagnaient rapidement en renommée internationale.

Surnom­mée l’elfe de la pop, Björk Guômund­sdót­tir, plus connu sous le nom de Björk est incontestablement l’unique star internationale du pays. Elle sort son premier album en 1977, à l’âge de 12 ans puis fonde son premier groupe à 16 ans, Tappi Tikar­rass, aux accents punk et mêlant déjà les styles musi­caux.

En octobre 1982, le groupe sort un mini-album composé de cinq titres. L’année suivante c’est avec une autre forma­tion réso­lu­ment punk, KUKL (sorcel­le­rie en islan­dais) que Björk pour­suit sa carrière, au-delà des fron­tières de son île natale avant de se lancer dans une carrière solo en 1993…

Depuis les années 1990, et particulièrement durant la dernière décennie, la scène islandaise a décollé comme jamais auparavant. Les ventes des disques d’artistes Islandais explosent, autant en Islande qu’à l’étranger, et on a parfois l’impression qu’il suffit à un groupe de jouer quelques concerts à Reykjavik pour être repéré par une maison de disque et partir en tournée européenne. Les influences sont largement internationales et les albums sont souvent publiés en deux versions, anglaises et islandaises.

Le partage culturel est un fondement essentiel de la vie culturelle en Islande, c’est pourquoi, malgré leurs succès, les plus grand artistes islandais, continuent à se produire régulièrement dans des tous petits lieux, et de nombreux petits concerts se déroulent dans un bar ou une librairie de Reykjavik ou d’une autre ville, quasiment chaque week-end.

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