L’ISLANDE

drapeau de l'Islande

Með lögum skal land byggja

(La Nation est construite sur la loi.)

Carte d’identité de l’Islande

Capitale : Reykjavík.
Superficie : 120 165 km².
Population : 325 000 habitants.
Langue : islandais. Langue germanique issue du norrois, le latin des langues scandinaves.
Densité : environ 2,7 hab./km².
Espérance de vie : 83 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes.
Monnaie : couronne islandaise (ISK), króna
PIB par habitant (2013) : environ 40 700 $.
Taux de croissance (estimation 2013) : + 1,9 %.
Religion : luthérienne à 80 %.
Régime : parlementaire.
Ressources naturelles : pêche (40 % des exportations et 12 % du PIB), énergies hydroélectriques et géothermiques, aluminium, tourisme.
Sites classés au Patrimoine de l’Unesco : le parc national Þingvellir et l’île volcanique de Surtsey, dans l’archipel des îles Vestmannaeyjar.
Décalage horaire : quand il est midi en France, il est 10h à Reykjavík en été, 11h en hiver.
Électricité : 220 volts, prises européennes.

Langue

L’islandais, comme le danois, le norvégien et le suédois, vient du norrois, la langue des Vikings, mais à la différence des autres langues scandinaves, l’islandais a fort peu évolué depuis le XIIIe siècle, et les Islandais peuvent lire en version originale les sagas de leurs ancêtres ! Bref, l’islandais pour un Norvégien ou un Danois, c’est un peu comme le latin pour un Français. Ce conservatisme linguistique, dû à l’insularité, fut encouragé au XIXe siècle pour résister à la « danisation » du pays, et aujourd’hui encore les Islandais continuent à protéger jalousement la pureté de leur langue. Ainsi, tous les nouveaux mots sont islandisés.

L’avion se dit « machine volante », le téléphone est devenu « le fil » (simi, une abréviation de talsimi, « le fil qui parle ») et l’ordinateur est une « sorcière qui compte » (tölva, mot-valise composé de völva, « oracle », et de tal, « compter »). Cette politique active d’Islandisation frise le nationalisme exacerbé et n’est pas évidente à suivre en pleine mondialisation. Certains mots, créés de toutes pièces parce que correspondant à des réalités absentes du sol islandais, n’ont pas eu de succès auprès des Islandais.

On a inventé par exemple bjügaldin, littéralement « fruit courbe », pour « banane » mais banani s’est imposé de lui-même… Parfois, on imagine des mots à rallonge qui ne servent pas souvent… Ainsi, pour « métro », une savante commission d’experts a préconisé nedanjar darlest, « le train qui va sous terre », mais c’est bien long pour un mot qui sert rarement en Islande… On se contente donc de jörðlest (« terre-train »).

L’islandais est plutôt une langue poétique mais qui, bizarrement, perd tout charme quand on se penche un peu sur sa grammaire, très complexe ! Dans cette langue , tout se décline, y compris les prénoms ! Autre détail utile pour identifier les mots : l’article défini en islandais est postposé, c’est-à-dire accolé à la fin du mot.

Climat et météo en Islande

Contrairement aux idées reçues, il ne fait jamais très froid en Islande : la température moyenne en été est de 12,5 °C. La nuit, bien sûr, il fait plus frais et il peut même parfois neiger en août, en altitude ou à l’intérieur de l’île.

L’hiver, le mercure peut descendre à – 15 °C mais la température moyenne à Reykjavík en janvier est de 0,4 °C. Toutefois, que cela ne vous incite pas à vous découvrir, la pluie et le vent sont très présents et volontiers traîtres…

« Si vous n’aimez pas le temps qu’il fait, attendez quelques minutes »… le dicton s’applique parfaitement à la variabilité du climat islandais ! Ainsi, les prévisions météo sont, en général, assez peu fiables. Vous pouvez toutefois consulter le site vedur.is. Très bien fait, avec version anglaise, il donne aussi les températures, l’état de la mer et même les risques de séismes et d’avalanches. Sinon, sachez que les côtes nord et est s’avèrent plus ensoleillées que les côtes sud et ouest…

Religion et croyances

Convertis au christianisme en l’an 1000, les Islandais ont adopté le luthéranisme en 1550 (aujourd’hui 76,2 % de la population) sous l’influence danoise. La Bible a été traduite en 1584, vous pourrez admirer l’exemplaire original au Musée national d’Isande à Reykjavík.

Grâce au financement public (qui suscite bien des débats), des églises ont été construites un peu partout, parfois en des lieux très isolés. Leur architecture est parfois surprenante : on remarquera, par exemple, les églises en forme de tipi, de montagnes (à Blönduós) ou, à l’évocation de la géologie, en orgues basaltiques comme à Reykjavík et Akureyri ou encore celle d’Ólafsvík qui, latéralement, évoque un pliage d’origami. Outre les nombreuses églises de l’Église évangélique luthérienne, il y a une cathédrale catholique active à Landakot, sur un site fondé par des prêtres français au début du XIXe siècle.

L’Islande a beau être un pays moderne, à la pointe de la technologie, la croyance en des forces surnaturelles y est toujours bien ancrée. Selon des statistiques très sérieuses, la majorité de la population n’exclut pas l’existence des revenants et du Huldufólk (« le peuple caché », à savoir les elfes, lutins…). Il arrive ainsi que l’on détourne le parcours d’une route en construction si l’on pense qu’elle risque de passer sur leur territoire… En 2004, le géant de l’aluminium Alcoa, lors de la construction de sa fonderie dans l’est du pays, a dû s’engager à ne pas toucher à un site que des elfes sont supposés fréquenter.

Un sondage réalisé en 2007 montre d’ailleurs que près des deux tiers des Islandais considèrent « possible » leur existence… Invisibles ? Dieu aussi, répondent les Islandais, qui gardent la foi…

La culture

Tout Islandais qui se respecte détient au moins deux sortes d’œuvres dans sa bibliothèque : les sagas et les romans de l’écrivain islandais Halldór Laxness (1902-1998), Prix Nobel de littérature en 1955, évoquant sans égal l’Islande et ses habitants. Il a renouvelé le genre de la tradition narrative islandaise tout en introduisant une langue plus familière. Sa vie est un roman à part entière, il a voyagé hors de son île, a rejeté sa religion luthérienne pour embrasser la religion catholique puis fréquenté les dadaïstes, croisé le communisme en Russie pour finir taoïste. Sa longue production romanesque a éclipsé longtemps les autres auteurs.

La culture islandaise, qui assimile les diverses traditions, se reflète mieux que n’importe où ailleurs dans une production littéraire remarquable. La tradition orale a rapidement évolué pour se pérenniser dans des récits écrits. Cette production littéraire rassemble les eddas, poèmes mythologiques et épiques en vers, et les sagas. Ces dernières se sont développées aux XIIe et XIIIe siècles et sont le récit en prose de la vie d’une personne d’importance. Les sagas ne sont ni des mythes ni des légendes, et les personnages ont en général bel et bien existé, ce qui leur confère une certaine valeur historique. Dans cette littérature, deux livres fondamentaux se rapprochent des sagas : le Livre de la colonisation (Landnámabók), qui décrit la colonisation du pays aux IXe et Xe siècles, et le Livre des Islandais (Íslendingabók), qui relate lui aussi les débuts de l’histoire islandaise. Cette production littéraire exceptionnelle et le fait unique au monde que chaque Islandais est capable de la lire dans le texte original (la langue ayant très peu évolué depuis le Moyen Âge) expliquent que ce peuple ait une vision très nette de ses origines et de son identité.

La passion pour la culture est réellement l’axe central de la société islandaise qui, même sans école obligatoire jusqu’en 1913, avait un taux extrêmement faible d’illettrisme. Aujourd’hui encore, les Islandais ont une grande admiration pour les poètes et choisissent parfois leurs élus parmi les gens de lettres. Tout le monde ici est un peu poète et artiste, d’ailleurs on se présente parfois comme tel avant de révéler sa principale source de revenus ; on rencontrera ainsi des écrivains médecins, des menuisiers facteurs ou des sculpteurs banquiers. On compte d’ailleurs un grand nombre de librairies et de bibliothèques en Islande, et ne dit-on pas toujours qu’« une moitié des Islandais écrit les livres, l’autre moitié les lit » ?

Us et coutumes

L’Islande est un pays très policé, on attendra de vous que vous respectiez les règles. Cela n’empêche pas, cependant, les (jeunes, surtout) Islandais d’avoir un petit grain de folie, rassurez-vous ! On enlève ses chaussures en entrant dans les maisons. Souvent un petit panneau vous le rappelle, mais demandez toujours avant d’entrer chez un particulier.

Beaucoup plus qu’ailleurs, l’égalité entre les hommes et les femmes est une réalité : les sexes ne se distinguent ni dans les attitudes ni dans les tâches.

Dans les piscines, vous remarquerez que les Islandais n’ont pas le même rapport au corps que nous. Dit autrement : les âmes pudiques risquent d’être surprises et de souffrir quelque peu. En effet, les vestiaires sont généralement communs (mais pas mixtes) et avant d’aller plonger un orteil dans l’eau, il est obligatoire de se doucher en tenue d’Ève ou d’Adam (oui !) et de récurer les endroits stratégiques selon les injonctions des pancartes ; le savon est généralement fourni. Si vous voulez passer inaperçu, le mieux est de vous plier à cette règle ; garder le maillot sous la douche est en effet la meilleure façon de s’attirer les regards (et les remarques).

Évitez les shampooings, lavages, savonnages en tout genre (même biodégradables) dans les sources chaudes. Les Islandais sont particulièrement sensibles aux problèmes de pollution et apprécient peu les traces de mousse (a fortiori les flacons de shampooing vides !) en pleine nature.

Les jeunes prennent très vite leur indépendance vis-à-vis de leurs parents. Ils voyagent souvent, partent vivre à l’étranger et s’endettent pour poursuivre leurs études. Ils font très tôt des petits boulots (à partir de 14 ans). On les voit aussi travailler dans les fermes ou encore à l’entretien des routes et des espaces verts. Ils disposent alors d’une partie de leur salaire comme bon leur semble et fêtent traditionnellement leurs paies les premiers week-ends de juillet et d’août, en buvant et en dansant tout leur soûl. L’État conserve l’autre partie du salaire jusqu’à leur majorité.

Le fumeur n’est vraiment pas le bienvenu en Islande. Même si les cigarettes ne sont pas exagérément plus chères qu’en France ou en Suisse. Accros à la nicotine, ne cherchez pas de bureaux de tabac, les cigarettes s’achètent à la caisse des supermarchés (et le choix de marques est souvent des plus restreint). Les restos et la très grande majorité des chambres d’hôtel sont désormais non-fumeurs. Dans certains bars, on trouve des terrasses ou espaces aménagés pour griller sa clope.

Quoi qu’il en soit, dans la rue ou en pleine nature, conservez précieusement votre mégot jusqu’à la prochaine poubelle !


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